Ou comment juger un anime sur un seul épisode: YuruYuri!

Bonsoir, Bonjour, ou même Bidonjour si vous voulez, bienvenue pour cette nouvelle série d’articles de blogs que j’ai nommé: ‘Où comment le juger sur un seul épisode !’. Cet article sera aussi subjectif qu’à l’habitude, plein de mauvaise foi et détournements divers, donc j’espère que vous allez l’apprécier.

Logo avec les bitches dessus.

Pour commencer, je vais m’attaquer à YuruYuri, la nouvelle bombe moeblob de la saison, et ce avec du yuri parfaitement assumé visiblement, à base de plottage lesbien comme de sous entendus homo particulièrement peu discrets.

Comme d’habitude, la suite en cliquant, que je ne spoile pas les lecteurs de passage.

Comme beaucoup le savent, j’adore le moeblob. C’est comme la trépanation et TF1 en fait. Avoir la tête ouverte pour m’en voir sortir la matière grise et la remplacer par du vide, c’est sans comparaison, ça fait du bien et on se sent léger après.

Oh mais je suis en retard ! Oh mais je suis un cliché !

Oh mais je suis en retard ! Oh mais je suis un cliché !

Non mais non, stop me prendre pour un imbécile. YuruYuri, c’est surtout un truc qui commence de façon ultra classique, avec une héroïne à demi ensommeillée, qui est réveillée par la sonnette, par ses deux amies, pour son premier jour d’école. Oh mais tiens, j’ai déjà vu ça 200 fois, non ?

Syndrome Colette.

Donc la cruche l’héroïne, Akari, après s’être rétamée, se prépare en vitesse, comme tout bon moeblob inutile qui se respecte, pour rejoindre ses amies qui l’attendent à la porte. Il est à noter qu’elle prend le temps de se coiffer brosser les dents et s’habiller avant de leur ouvrir la porte. Priorités. Ça me rappelle une ex ça tiens.

Je mange du pain comme un vilain cliché.

Et évidemment, cette gourdasse viens de se tromper et à mis son costume d’écolière alors qu’elle rentre au collège. C’est pourtant pas elle la blonde de l’histoire. Elle décide donc d’enfin laisser entrer ses amies, qui poirotent quand même depuis 10 bonnes minutes à l’entrée. Ça va qu’on est pas en Sibérie hein.

Paf, opening !

Première amie: la blonde lesbienne agressive.

Évidemment, comme les japonais sont des gens bien, ils se déchaussent avant d’aller fouiller la maison, en commençant par la salle de bain et les toilettes. POURQUOI ? S’ensuit le premier service yuri, avec la blonde, Kyôko, qui profite des escaliers pour aller mater sous la jupe de la brune, Yui. Ça aurait été plus simple de stalker l’autre gourde qui se change, mais je dis ça, je dis rien.

Lesbienne agressive exhibitionniste, pardon.

Donc, après être allée mater les sous vêtements d’Akari, Yui, Kyôko et Gourdasse se mettent en route, mais sans que Kyôko fasse un détour…

Normalement les dakis c'est pas une fois que l'animé est sorti ?

… par la chambre de la grande sœur, visiblement atteinte d’un sacré sister complex, et donc horriblement creepy. On notera le daki couvert de rouge à lèvres, nous montrant vite que cet animé ne sera pas du tout sain passé un certain cap.

Personnages secondaires random s'entendant comme chien et chat. Aucun intérêt réel.

Malgré toutes ces péripéties passionnantes comme un débat politique, nos héroïnes trouvent quand même le temps d’être à l’heure et d’arriver cool tranquille pépère. Et bien evidemment Akari, en bon moeblob des familles, va nous prouver qu’elle est con.

Moe moe... KYUN !

Après s’être présentée comme si elle sortait d’un hôpital psychiatrique pour Magical Girls, et donc s’être bien tapée un bon vieux forever alone, notre gourdasse subit une superbe ellipse temporelle qui la transpose directement à la fin des cours, et POUF ! la voilà en route pour la salle du club de Cérémonie du Thé !

Je suis vraiment si conne ?

Mais horreur, ce n’est pas le club de Cérémonie du Thé, mais le club d’Amusement, ou on ne fout rien de la journée, vu que c’est le but. Lire, se toucher en pensant à des choses sales, écrire son blog, préparer la conquête du monde ou l’AMV Enfer 2, c’est possible !

Heureusement, du plottage gratuit pour nous divertir.

Pauvre Akari, la voilà désespérée, elle veut faire quelque chose, un truc, n’importe quoi, pour ne pas s’ennuyer durant l’année. Elle devrait trouver un mec, les otakus bizarres fans de moeblob y en a plein partout. Mais non, elle va plutôt chercher à conquérir le monde par le fun. Ah non là je me trompe d’animé. Toutefois, si vous avez regardé le logo, vous vous êtes rendu compte qu’elles sont quatre car…

Un chat bizarre m'a fait signer un contrat. Je suis fichue ?

… le dernier moeblob est arrivé. Mais Chinatsu, puisque c’est son nom, croit être au club de Cérémonie du Thé. Tant pis, échec. mais il n’est pas question que Kyôko la laisse repartir car…

So you like Magical Girls ?

… c’est le clone de sa Magical Girl favorite ! Nul doute que ça va être lesbian rape, mais Yui est bien décidée à protéger sa kouhai, qui ne passera donc pas par le droit de cuissage de Tsumugi Kyôko.

I WILL RAPE YOU! I SWEAR YOU WILL BE MINE!

Running gag numéro 1: check. S’ensuit alors une superbe ellipse temporelle où l’on se retrouve quelques jours plus tard, magie du différé, et ou l’on apprend que notre petite nouvelle s’adapte bien à son nouveau club, où elle a reçu le droit d’apprendre à faire du thé comme une grande, tandis que les autres font couler la cyprine dans leur coin. Si vous ne savez pas ce qu’est la cyprine, achetez un dictionnaire.

On a compris.

Et donc, le trio décide qu’Akari doit sortir du lot, qu’elle doit devenir le plus grand des moeblob et regagner son rôle d’héroïne, et mettent en place un grand Plan de Complémentarité d’Akari. Plan qui consiste à vouloir lui refiler des nibards lance-missiles, puis une épée magique, et qui au final ne mènent à rien. En même temps, tenter de faire quelque chose avec le chainon manquant entre l’homme et la courge…

Par le pouvoir du crâne ancestral... je détiens la force toute puissante !

Puis Akari, car après tout c’est l’héroïne, gagne du GAR, décide de montrer qu’elle n’en a pas dans le pantalon, vu qu’elle est en jupe, se lève, et va pour déclamer un grand truc quand…

Bon, vous allez faire de la musique oui ou non ?

… A WILD SIDEKICK APPEAR ! Des personnages secondaires random débarquent, cassant tout son effet. Ayano, puisqu’elle s’appelle ainsi, provoque Kyôko, et hop, c’est fini !

Pardon ? D’où est-ce qu’on introduit un personnage dans la dernière minute, en lui filant deux lignes de textes ? Bon…

C'est pas fini hein ! Après je vais te faire pleins de choses tu va voir !

Conclusion time, go !

Encore une fois, j’ai craché comme un lama sur un animé. Après, il faut savoir lire entre les lignes. YuruYuri est en soi pas mauvais, mais c’est un peu autant barré que Nichijou, et je me demande presque si ça ne fait pas doublon. Toutefois, sur ce premier épisode, on se rend vraiment compte que certains personnages manquent d’une grosse profondeur, à tel point que l’on ne remarque que Kyôko, la blonde, et Akari, l’héroïne, les deux autres ne faisant vraiment que tremplins pour exprimer le côté délirant de l’une et cruchon de l’autre.

Encore ! Encore !

Il ne faut donc pas en déduire que c’est mauvais, juste que c’est déjà vu. Et il est à noter que les fans de relations à la Yui x Azunyan seront servis, puisque le potentiel lesbien de la série est assez balèse. Après, si on gratte un peu, je sais pas si ça survit vraiment comparé à un Nichijou. Et encore une fois, je vous rapelle que je me base que sur l’épisode 1.

Ah mais ils sont tous partis !

Et oui, on s’arrête là, et on se dit à bientôt pour un prochain article ou je jugerai encore un animé sur le premier épisode. Et soyez rassurés, je ne ferai pas que des nouveautés !

Galerie bonus:

{ commentaire ? }

  1. Patchouli

    J’aime bien ton article, juste je comprends pas pourquoi t’aimes pas en le lisant…
    Un conseil, regarde l’épisode 2~

    • Tinky

      A priori ce n’est pas qu’il n’aime pas, mais plutôt qu’il a l’impression de regarder quelque chose de banal et donc que ça ne l’intéresse pas.

  2. Pizza

    Personnellement son article me donne pas l’impression qu’il a pas aimé, juste qu’il est critique envers un truc objectivement moyen et sans originalité.

  3. Acanthus

    Ca m’a rappelé ce discours à propos de l’invasion des lolis et du « moe » (?) dans les jeux vidéo (et par extension dans les anime et manga) sur le forum du site shmup.com.
    En ce moment, les anime exempt de ces éléments se font de plus en plus rares, j’ai l’impression.
    Je ne veux pas me mêler de ces histoires de « cancer » tout ça, même si ça revient un peu à ça.
    Et puis, si ça existe, c’est qu’il y a des gens pour regarder. Et c’est bien plus flippant ! Ca soulève d’ailleurs des problèmes autrement plus graves par rapport à la mentalité japonaise actuelle, bien que les amateurs de ce genre d’anime soient relativement rares et peu représentatifs d’une population entière. Il y a cependant un malaise.
    Non pas que les japonais sont en train devenir tous des pervers, mais qu’il y a simplement des choses qui clochent. Et d’ailleurs, cela va sans dire qu’on prend un peu le même chemin chez nous, mais pas appliqué de la même manière, pas avec les mêmes images culturelles, et donc pas forcément avec des lolis, du moe et autres trucs du genre. Quoique je me pose des questions.

    Tout ça pour dire qu’à la lecture de cet article, je trouve que cet anime est de mauvais gout, (Oui, je juge cet anime en lisant un article qui juge ce même anime en un seul épisode.) mais d’un mauvais gout populaire que je trouve un peu désolant.

    Par contre, on ne peut pas lui enlever son côté délirant-j-ai-fumé-quoi. Mais pour le reste, c’est juste indigérable en ce qui ME concerne.Notez que je ne juge pas ceux qui regardent ce genre de choses et qui apprécient. Ceci m’est égal. Je trouve ça juste effrayant/désolant/sauvons-l-animation-japonaise. Enfin, je dis ça, j’exagère. Il y a toujours des bons trucs de bon goût. (De moins en moins ceci dit) Même au pays merveilleux du fan service.

  4. hurr_durr

    Quand on a quinze ans d’expérience d’amateur d’animation nippone, on peut généralement déterminer de la qualité globale d’un animé après un simple coup d’oeil sur le character design.

    Dans le cas qui nous intéresse, le doute n’est pas permis dès la première image de l’article : il s’agit d’un énième animé-moé sans scénario, facile à produire, peut onéreux, sans exigence artistique d’aucune sorte, sans prise de risque…

    Le moe est un cancer qui tue l’animation.

    /thread

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