Ou comment parler de la Disparion de Haruhi sans faire « Et zut, elle est réapparue ! ».

Parler du film Haruhi est assez frais, vu qu’à l’heure ou je commence cet article, ça ne fait que 15 minutes que je l’ai fini. Je tiens à prévenir d’avance, il y aura peut être des spoilers, sur la série et sur le film, donc si vous n’avez vu ni l’un ni l’autre et craignez ceux ci, passez votre chemin, ou allez les voir.

Oui mais on va les spoiler.

Je n’ai jamais été un gros Haruhi fag. Certes, j’ai lu le bouquin sorti en France, et vu la série entière (Endless Eight gnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn), mais je ne me suis jamais malgré tout considéré comme un gros fan boy. J’aime bien, c’est tout, et cette série réponds à pas mal de mes fétiches, mais nous y reviendront.

Toutefois, je prévoyais quand même de voir le film, dans le sens ou s’y trouve Tsuruya, certes pas plus active que dans la série, mais qui a du avoir malgré tout autant de temps d’antenne en 3h de film qu’en 2 saisons de l’anime.

Bien evidemment, je n’ai pas regardé cela que pour Tsuruya. Mais ça a joué. En fait je regrette de ne pas l’avoir vu plus tôt, dans le sens où encore une fois Kyon nous montre qu’il est le meilleur personnage de la série, mais aussi que certains autres personnages peuvent se montrer consistants.
Sauf Mikuru. Mikuru est une cruche.

Bonjour, je suis une cruche.

Oui, je n’aime pas Mikuru, c’est comme ça. Koizumi à l’inverse nous montre bien des choses, et ça le rends plus attachant, on sens qu’il y a quelque chose derrière ce foutu sourire koizumesque, et franchement ça en fait un personnage un semblant plus humain.
Dommage que ça ne dure que deux fois 15 secondes.

Je dois avouer par contre que shy Nagato m’a gonflé. C’est tellement un CLICHE SUR PATTES dans cette version que tu as envie de la jeter par la fenêtre ou de lui foutre deux baffes.

Merci Tsuruya, tu exprimes ma pensée.

Oui, je sais que vous, fanboys et fangirls, allez me dire: « Non mais Nagato qui exprimes des sentiments, tu comprends, c’est tellement IMPORTANT, d’un seul coup elle à l’air humaine, et comme on est dans fanboys de filles timides à lunettes on s’est touchés en y pensant. »
Sortez de chez vous, des filles à lunettes y en a partout, et on a pas forcément envie de faire marche arrière sur elles histoire de s’en débarrasser.

Nagato reste à mon goût le personnage le plus intéressant dans le sens ou on SAIT que c’est un putain de robot qui commence à avoir des sentiments, que ça se voit, mais que l’on a un truc très sympa dans le sens ou Kyon le voit, mais sait qu’il n’y aura rien. C’est bien, c’est cool, mais y a un problème: comment en la passant humaine on passe de coodere a connedere ?

FUCK IT !

Fais pas la gueule, c'est un film à ta gloire que j'ai maté durant TROIS HEURES !

Bon, et heureusement, il y a Haruhi. Ça va vous paraitre ouf de la vie, mais je regarde Haruhi pour Haruhi. Eh ouais. Et donc quand je vois Sad Haruhi, je me dis: oh fuck…

Eh bah voilà !

Heureusement ça ne dure pas. Et à partir de là, je trouve que l’histoire s’améliore, dans le sens ou Yukliché était sur le point de me faire couper le film, Haruhi arrive.
Avec les cheveux longs.

Et à partir de là Kyon redevient merveilleux, avec de très belles répliques qui lui vaudrait que je l’épouse.

Merci Kyon !

FUCK YEAH !

Mais bon Haruhi c’est pas que le fan service, et il faut bien avancer un peu, donc on avance, et la joyeuse bande se réunit, et la on gagne en fait un épisode alternatif vachement long, avant le grand final.
Je dois avouer que, pour le coup, j’ai du comprendre ce qui s’est passé quasiment dès que Kyon est entré dans le club de Littérature. C’est moche à dire mais bon le scénario tiens en place plus par sa réalisation que par son épaisseur.

Tiens, ça faisait longtemps.

Donc, notre cruche favorite reviens dans sa version futuriste, qui semble avoir gagné des neurones en plus du décolleté (je sais, je l’ai déjà dit dans mon avis sur la série), et après avoir croisé cruche version du présent et Kyon du présent mais d’avant ce présent mais dans le passé qui vont aider loli Haruhi à faire des tags sur le sol, ils vont subir la révélation finale que l’on avait deviné, même si le réalisateur tentait de nous faire croire que non en foutant une tronche de dépressive chronique à Mikuru aguicheuse. Deux trois préparations, un flingue magique, et c’est reparti.

Délicieusement unique.

Délicieusement unique.

Kyon va donc dans le futur qui est en fait son passé mais seulement de quelques jours et rencontre donc la personne responsable de tout, la terrible…. NAGATO !

TIN TIN TIN !

Bref, voilà, je voulais faire une blague avec Nagato et Kyubey, mais c’est surfait, donc non.
Nagato deviens shy Nagato, et là Kyon bouffe le super schéma de pensée illustré, genre « Mais est ce que je vais tirer ? » tandis que moi j’étais là « Vise la tête ! », avant qu’il se décide enfin à appuyer sur la détente et là…

IT'S RAEP TIEM !

La vilaiiiiine ! Elle avait prévu un back-up, qui porte bien son nom, qui viens backstab le gentil Kyon (ou devrais-je dire John Smith ?).

Et là nous avons la grande scène façon « I did all this for you ». Je me serai cru dans Higurashi. Et cette phrase, haha:

Kyubey.

Je suis désolé mais voilà quoi.
Et enfin cette grande scène pleine de bons sentiments, genre tout le monde semble être venu du futur pour le sauver car « c’était écrit ». Je vais pas rentrer dans les détails, j’ai pas envie de philosopher trois heures sur cette fin, ça s’appelle un évènement inévitable, c’est comme ça, et ça permet de donner au scénario une épaisseur qu’il n’a pas.

Et enfin, retour au monde normal, Kyon se réveille, Koizumi fait le débriefing en épluchant je ne sais combien de pommes (ce mec doit aimer les pommes), et révèle enfin que notre tsundere de service a dormi à côté de Kyon, et qu’en fait il est jaloux quoi.

Moi je l'aurais fait. Sans hésiter. Des moustaches façon Dali.

Ensuite on a du grand Haruhi, ça tchatche, on a des bons sentiments, tout va bien, et ça finit avec Kyon qui retourne au club dans la normalité la plus normale.

Mon avis sur tout ça ? La réalisation sauve le film, car le scénario casse pas trois pattes à un canard. Le scénario deviens vite limpide, y a juste cette dernière phase à laquellle on s’attends pas, mais le film est décomposable facilement, et aurait pu être plus court, je pense. Ça reste malgré tout un très bon moment que je ne vais pas regretter je pense, mais qui me laisse un arrière goût de « Tout ça pour ça ? »

Allez, j’arrête là, au pire si vous voulez en débattre, les commentaire sont ouverts.

A la prochaine!

Il faut toujours attendre après les crédits, il reste toujours quelque chose.

{ commentaire ? }

  1. Kabu

    « Oui, je sais que vous, fanboys et fangirls, allez me dire: « Non mais Nagato qui exprimes des sentiments, tu comprends, c’est tellement IMPORTANT, d’un seul coup elle à l’air humaine, et comme on est dans fanboys de filles timides à lunettes on s’est touchés en y pensant. » »

    Si c’est effectivement ce que le fanboy lambda irréfléchi pourra te dire à ce sujet, ce n’est pas ce que te dira un véritable amateur de la série.
    Ce qu’il est important de comprendre c’est que la réaction de rejet que tu as envers la yuki moeblob est tout à fait normale, vu que c’est le but recherché à l’origine par Tanigawa.
    La Disparition est le point final de toute une partie de l’histoire qui est censée faire prendre conscience à Kyon (et au spectateur par extension) qu’il s’amusera plus dans un monde où Haruhi fait n’importe quoi que dans un monde où rien d’extraordinaire ne se passe.
    Dans ce but, Tanigawa rend volontairement Yuki « trop » moe, « trop » cliché, justement pour que Kyon la rejette elle et ce monde qu’elle a créé.
    Ce n’est ni la première ni la dernière fois qu’un mécanisme moe sera détourné ou renversé à dessein dans la série. C’est un thème assez récurent dans le roman original comme dans son adaptation animée.

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