Ou comment juger un anime sur un seul épisode: Uta no Prince-sama

Bonjour ou bonsoir, et surtout merci. Grâce a vous je vais commencer ce chef d’œuvre qu’est Uta no Prince-sama. Non mais sérieux. Peut être même que je vais aimer. Mais avant ça, je tenais juste à vous annoncer le programme: il va y avoir pleins de bons sentiments, des bishounens, une héroïne aux yeux mutants, et bien entendu des spoilers ! Vous êtes donc prévenus !

Donc Uta no Prince-sama, de son nom complet Uta no prince-sama – Maji Love 1000%, et que nous appellerons donc ici UtaPri, est un animé tiré d’un Otome-game sorti sur PSP l’an dernier vers là même époque. Pour en savoir plus, la page Wikipedia anglaise vous aidera très bien. Pour les plus fujoshi d’entre vous, il y a aussi un manga, mouillez bien.

http://www.dailymotion.com/video/xjrmyo_uta-no-prince-sama-opening_shortfilms

Mais revenons à ce qui nous intéresse, à savoir ce premier épisode. Et comme d’habitude, je vais commencer par le générique, que je me devrai cette fois de décrire. Enfin, du moins, je suppose que c’est ce qui sert d’opening. On a donc six bishonens, tout droits échappés de n’importe quel harem shojo de base, en plein concert.

Jump to the music

Comment dire ? C’était… je n’avais jamais ressenti ça depuis les 2be3, ou les World Apparts. Je crois qu’il me reste beaucoup à apprendre de mon côté fujoshi, étant donné que je n’y connais que dalle en termes de trucs à fangirls japonaises. Bref, ça commence sur une bande de bellâtres qui chantent un truc pop super plein de love et compagnie, le truc qui doit faire fantasmer n’importe quelle jeune fille à peine en age de se faire sauter. J’ai pas joui des masses, n’étant pas fan de pop du pays du soleil levant, mais c’était audible, les mecs chantent relativement bien, même si ça reste très niais au niveau parole.

Désolé, pas de baskets.

Puis les choses commencent vraiment, avec un lycée sous la neige, et une jeune fille qui fait tout pour pouvoir passer son examen d’entrée, alors que les gardes refusent de la laisser passer. Et là zoom sur l’héroïne, Haruka Nanami, et… OMFG ces yeux ! Des yeux très tchernobilesques. Ou alors ça se passe dans le futur, et c’est un pur produit de Fukushima, mais voilà, des yeux VERTS et JAUNES. L’iris est jaune, la pupille verte. J’ai eu comme un instant d’arrêt, et un sourire bizarre.

Si vous ne me laissez pas passer, je vous irradie !

Il est d’ailleurs à noter que l’infortuné compagnon de mon premier visionnage n’était autre que l’illustre Amo-du-blog-Néant-Vert-d’à-côté, qui a comme moi bloqué sur les yeux mutants. Preuve donc que l’on est au moins deux connards à penser qu’elle a un air bizarre cette fille.

Donne moi ta main, et prends la mienne-euh... Pardon.

Retour à nos moutons. Notre pauvre héroïne est coincée, mais voilà qu’arrive un premier beau gosse, avec des cheveux rouges, flamboyants comme son caractère je parie, et qui la relève alors que l’un des vilains gardes l’a poussée dans la neige. La pauvre, on pleurerait presque. Ou pas. Je suis sans cœur, mais cette scène manque d’un effet dramatique certain, je trouve.

J'ai dis: pas de baskets.

Lui aussi lutte, et n’arrive pas à se faire entendre, les gardes sont bouchés, comme tout les personnages secondaires de gardes dans tout les animés, films ou séries. Comme être garde pousse à être un personnage secondaire, ça rend colère et désespoir.

Bonjour, je suis un beau blond. Tu fantasmes ?

Et là surgit face au vent, tel un héros, un autre éphèbe, blond, cheveux longs, avec cette étrange mèche qui lui passe sous l’œil droit pour aller se cacher quelque part sous l’oreille. Cette mèche me dérange. Vraiment.

Maman, je n'existe que pour donner du crédit à cette histoire ouiiiiiin !

Il sort donc de son carrosse, avec chauffeur, et vient à son tour à la rescousse de la demoiselle et… se fait également rembarrer, malgré ses supers explications: non, mais elle est gentille, elle a aidé une enfant perdue à retrouver sa maman. Comme c’est mignooooon. Merci d’être inutile. Heureusement, dans l’ombre les ficelles se tire, l’un des gardes reçoit un appel, et se voit obliger de la laisser passer.

Penches-toi un peu plus et ça sera parfait. Tu peux te mettre à genoux aussi.

Ses deux sauveurs lui font un grand sourire et lui disent: bonne chance, on se voit en avril. Il est à noter que pour une fois l’héroïne ne rougit pas à chaque connard qui passe en souriant, c’est toujours ça. Ou alors elle ne les voit pas, avec des yeux pareils…

Alors... 2+2 ça fait bien 4, non ?

Donc notre charmante héroïne peut enfin passer son examen ! Fin de l’effet dramatique. Attention, serious shit is happening… va t-elle réussir ?

Il y a toujours des cerisiers en fleurs, toujours. *lassé*

Et hop, ellipse temporelle, elle a bien entendue été acceptée, c’est joie et bonheur. Les cerisiers envoient leurs pétales de partout, il fait beau. Ils doivent pas avoir le même mois d’Avril au Japon, nous on prend toute la flotte sur la gueule et eux c’est joie et bonheur. Putains de jap…

Voici la place du Vatic- ah non c'est juste un bout de l'école.

Et donc cérémonie d’ouverture, dans ce putain de campus qu’est cette école privée. Il y a même des moutons. Des putains de moutons. Les moutons m’ont marqué. Mais revenons à autre chose que nos moutons…

Le cadre doré, c'est toujours classe.

Hop, apparition d’un personnage que j’apprécie: la meilleure amie de toujours, Tomochika Shibuya ! Le genre frivole, mais pleine d’énergie, qui remonte toujours le moral, protège son amie, etc, etc. Bref, on serait 2D, on en voudrait que des comme ça.

Mais au fait c’est une école de quoi ? Eh bien ils vont nous le dire, grâce à notre nouvel ami, j’ai nommé le directeur volant !

Flying in the sky-

Voici donc venir le dirlo taré. Ce mec, il s’appelle Shining Saotome, c’est une ancienne Idol, et il a donc fondé une école pour Idol, compositeurs, et autres gens tournant dans le monde de la musique.

Quand Johnny s'exporte.

Il fait un grand speech genre ‘vous êtes l’élite de la nation, pas comme ces branleurs de Sciences-Po, et vous allez révolutionner le monde par la musique’, puis se barre à nouveau, tiré par des filins. Sérieusement, son discours était plus court que la première fois de 90% de mes lecteurs.

Aujourd'hui, nous allons étudier le faste et la richesse.

C’est parti pour les cours. On note encore une fois la classe et la somptuosité du bordel, c’est assez flippant. Ça doit être difficile d’étudier si y a pas du LUXE partout. Et là apparait à nouveau mon evil gay crush, le mec pour qui je pourrai genderswap cash:

Je veux des enfants d'Otoya

Otoya Ittoki, le genki de service. Fun, toujours le sourire, un visage sympa et une coupe presque pas improbable, il me plait bien. Allez, espérons que le personnage soit développé ! Et comme c’est un garçon bien poli, il se présente, fait des courbettes, Nanami explique que c’est l’un des deux beaux garçons qui l’ont aidée dans son embrouille avec les gardes, et là…

RAEP TIEM !

… a wild bishounen appear ! Un vilain blond à lunettes, le sosie de Kagamine Len dans l’opening, saute sur notre infortunée héroïne, qui va perdre sa virginité plus vite que ce que l’on imaginait. Heureusement…

Voici le résultat de mes cours de ténèbritudes.

… un mec aux cheveux bleus et à l’air blasé la sauve in extremis des griffes de son dangereux agresseur. On apprend alors que celui-ci l’a confondue avec Elisabeth, son… chien. SYMPAAAA ! Sérieux, y a mieux pour draguer, non ? Au passage les deux nouveaux olibrius se présentent sous le nom de Masato Hijirikawa pour le successeur en devenir du capitaine Harlock, et de Natsuki Shinomiya pour le blond débile.

It's a trap.

Mais tout fini dans la joie et la bonne humeur, et alors que Harlock-junior s’éloigne avec un air genre ‘je me mêle pas à la populace’, apparait alors leur nouvelle prof: Ringo Tsukimiya, superbe et exubérant… travesti. Personnage qui, à mon avis, va se révéler fun, mais restera dans l’ombre à cause du fait qu’il ne sera jamais développé, comme très souvent dans ce genre de série. Je suis tristesse à l’avance là.

Ceci est une cantine. Même l'héroïne est étonnée.

Et nous voici à l’heure du déjeuner. Visiblement, au vu de la taille des bâtiments, il n’y a qu’une explication possible: ils étudient à Poudlard. Après s’être extasiés quelques minutes sur la taille du machin, ils vont chercher leur repas, et alors que notre héroïne sort sa carte de cantine, elle trébuche et la fait tomber, et là…

Amo, si il était japonais, en 2D et bien rasé.

…A HUGE CLICHE APPEAR! Un beau gosse local lui rattrape sa carte en lui faisant un grand sourire. Shou Kurusu, de son prénom, est le plus jeune de nos bishou, et, avec son sourire à la Justin Bieber, fera mouiller les draps sans soucis.

Toujours cette PUTAIN DE MECHE !

Retour du bellâtre à la mèche magique, celle qui m’irrite depuis le début de cet article. Nanami le remercie encore de l’avoir aidée à l’entrée lors de son examen, même si après il n’a rien foutu à part lancer un vilain flashback. Sa copine s’extasie en lui apprenant que ce n’est autre que Ren Jinguuji, un riche héritier.

Combat de coqs.

Héritier qui décide d’ailleurs de se bouffer le nez gentiment avec un autre héritier local, notre ténébreux de tout à l’heure. Juste histoire de nous montrer qu’il n’y aura pas que de la franche amitié virile. Un peu après, Shibuya rappelle à Nanami qu’elles sont dans un putain de viviers à jeunes princes de la chanson, et qu’il y a plus qu’a pécho. Enfin une personne censée.

Comme ce sont des filles elles ont forcément 50 cartons d'affaires.

Un peu plus tard dans leur chambre commune, alors que Shibuya se plaint déjà, comme tout bon sidekick, Nanami fantasme sur son poster fraichement collé. [Notez le sens des priorités: elle a accroché son poster avant de déballer ses affaires]

Notez la tronche d'abruti, mais avec un cadre doré.

L’abruti du poster n’est autre que Hayato, son Idol favori, un chanteur à la mode. Attention, flashback time, que je résumerai vite.

Quand j'étais petite, j'étais un mutant-

Donc, quand Nanami était encore plus petite et Moe, elle vivait chez sa grand mère à la campagne ou il y avait rien à part un piano. Comme elle était malade (ça doit expliquer les yeux), elle sortait pas souvent.

Des voix dans ma tête me disent de tous vous tuer.

Alors qu’elle était en ville, tout le bruit et tout et tout l’ont rendue quasiment folle, et alors qu’elle allait s’évanouir de terreur (rien que ça), elle a entendu sa voix, et s’est sentie propulsée.

Hayato s'est échappé de Twilight.

C’était beau, c’était magique, et alors notre héroïne a prit sa décision: elle deviendrait compositrice pour faire de belles chansons comme celle là à Hayato-sama-kyaaaah-ilébo-cridefangirl.

Bonjour, comme par hasard je te vole ton mouchoir. Logique, non ?

Un peu plus tard, alors que Shibuya est sortie chercher à boire, Nanami voit un chat enter et lui dérober un mouchoir avant de s’enfuir. Elle aurait eu quinze fois l’occasion de l’arrêter, mais non, elle a attendu qu’il se barre par la fenêtre pour s’en inquiéter.

Brun ultra ténébreux. Il me fait penser à quelqu'un...

Alors qu’elle se balade dans les bois pour attraper le chat et donc, son mouchoir, elle fait alors la rencontre: Hayato-samaaaaaaaaaaaaaaa-cridefangirltoossa.

Notez que c'est la seule fois où elle rougit avec le moment où Masato l'a prise dans ses bras.

Elle part alors dans un monologue à base de ‘J’aime beaucoup ce que vous faites, faites moi un enfant là de suite’, ce à quoi le brun lui répond: ‘Je ne suis pas Hayato, cet imbécile. Je m’appelle Tokiya Ichinose, et pour les enfants on peut quand même s’arranger’.

ET VOILA FIN !

Hmpf. C'est fini. Conclusion.

Conclusion:

Graphiquement, c’est irréprochable. Animation nickel, visages travaillés, pas d’abus du SD et autres moe-modes.

Musicalement, ça passe tout seul. Hormis les chansons, rien de mémorable, mais rien qui agresse l’oreille non plus.

Scénaristiquement, malgré certains clichés, sans doutes dus au format d’origine (un dating sim pour filles, je rappelle), ça passe tout seul, on a pas l’impression que ça soit tiré par les cheveux. Et pour une fois, le travesti est doublé par un homme.

Au final, cette série est sympa, bien réalisée, bien construite, mais, car il y a un mais, je n’ai pas pu l’apprécier pleinement car il fortement évident que je ne suis clairement pas le cœur de cible. Certes, c’est plein de clichés, de beaux gosses, l’école fait la taille du château de Versailles, et le travesti est vraiment bonne, mais c’est franchement fun à regarder, et vous savez quoi ? J’ai aimé.

Je regarderai l’épisode 2. Et sans doute le 3.

Gay.

Merci…

Sur ce, je vous dis bonne nuit, ou bonne journée, et vous laisse avec l’habituelle galerie. 115 images quand même.

{ commentaire ? }

Laisser un commentaire

Pingback & Trackback

  1. [En bref] Ou comment parler d’e-penis. « Le Terrier de Sir Jaerdoster - Pingback on 2011/07/25/ 02:16
  2. Yumeiro Patissiere en un épisode: Mauvaise Foi et Patisserie. « Le Terrier de Sir Jaerdoster - Pingback on 2011/08/30/ 01:25